Environnement

De l’Activité Humaine et de son Économie

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Cet article est le sixième et le dernier de la série sur les problèmes environnementaux.

Comme nous l’avons vu dans les articles précédents, l’activité humaine est la cause première de tous les problèmes environnementaux, il faut donc la réduire. Pour que l’activité humaine soit contrebalancée par la capacité de la nature à recycler les déchets produits par l’humain, elle ne doit pas dépasser cette capacité. En ce moment, il y a près de 7,5 milliards d’humains sur la Terre. Avec les technologies que l’on possède et dans l’état actuel de l’environnement, il est encore possible d’y vivre. Mais la population continue de s’accroître et les ressources diminuent. En ce moment, l’activité humaine dépasse la capacité de la Terre à recycler les déchets qu’elle produit.

Pour réduire l’impact de l’activité humaine sur l’environnement, l’humanité doit agir sur deux plans à la fois :

  • Rationaliser l’activité humaine: la rendre la plus efficace possible ;
  • Réduire le nombre d’êtres humains sur la Terre: moins il y a d’êtres humains, plus il y a de ressources pour chacun.

Plusieurs calculs ont été effectués par différents groupes pour estimer le nombre idéal d’êtres humains que la planète peut supporter de façon durable ; ça va de 200-300 millions à 5 milliards. Notre niveau de confort est le paramètre déterminant dans ces estimations : si nous sommes prêts à vivre entassés comme dans les grandes villes, telle Hong Kong, Rio, etc., avec des conditions de vie aliénantes, il est certain que la population maximale sera plus grande que si nous voulons vivre comme un riche propriétaire terrien avec un manoir et tout le luxe que notre société moderne a à nous offrir (le « amaricanne drime »). Donc, nous sommes déjà trop et il faut réduire ce nombre. Mais comment ?

Le moyen le plus logique et humain est le contrôle des naissances. Par contre, on ne peut pas juste mettre un quota de 1 enfant par couple, car la baisse démographique sur une seule génération entrainerait un vieillissement massif de la population ; il n’y aurait plus assez de jeunes pour subvenir aux besoins des plus âgés. Il faudrait donc prévoir un plan d’action étalé sur plusieurs générations.

Il faudrait d’abord commencer par stabiliser la croissance démographique en diminuant le taux de natalité pour qu’il s’équilibre avec le taux de mortalité (peut-être 10 années ?). Ensuite, il faudrait maintenir ce taux le temps que notre économie puisse s’adapter à cette nouvelle condition (encore 10 années ?). Puis, on diminuerait le taux de natalité entre 1 et 1,9 enfant par couple le temps de réduire doucement la population mondiale à un nombre plus adéquat pour la capacité de la Terre. Finalement, lorsque la population a atteint un nombre acceptable, on augmente à nouveau le taux de natalité à deux enfants par couple. Par la suite, ce taux peut être ajusté afin de contrebalancer les fluctuations du taux de mortalité.

Il est évident que l’implantation d’une telle solution va avoir des répercussions sur la nature même de notre économie, puisque cette dernière est basée sur le paradigme d’une croissance infinie de la productivité (productivity growth) qui est définie en économie comme étant le taux auquel est produit des biens ou services(1). Ce paradigme est non durable, car il repose sur deux postulats qui sont faux : 1 – la population peut croître de façon infinie et 2 – la Terre possède des matières premières en quantité infinie. Une transition vers un nouveau paradigme économique plus durable et plus humain devra s’effectuer en même temps que le contrôle de la population.

Si, en tant qu’humanité, nous voulons un monde nouveau, un monde meilleur ou un monde nouveau et meilleur, la dimension environnementale ainsi qu’économique devront être au cœur des changements de paradigmes, et ce, dans toutes les sphères de l’activité humaine.

Conclusion

Comme nous l’avons vu tout au long de cette série d’articles, la problématique environnementale est pour le moins complexe. Comme l’être humain est directement impliqué au cœur de tous les problèmes, les solutions doivent être humaines ; on ne peut pas songer, par exemple, à utiliser les armes de destruction massive pour réduire la population mondiale. Et je ne crois pas que nous serions tous d’accord à retourner à un mode de vie basé sur la chasse et la cueillette. Il serait ridicule de rejeter tout ce que la science et la technologie modernes nous ont apporté sous prétexte qu’elles seraient la cause des problèmes environnementaux (il ne faut pas jeter le bébé et le bain dans l’eau, comme on dit).

Il faut que tous les êtres humains unissent leurs efforts pour :

  • Définir un niveau de vie plus en relation avec la nature en y intégrant les avantages que nous offrent la science et la technologie.
  • Calculer à partir du niveau de vie défini précédemment établi le nombre d’êtres humains que peut soutenir la planète de façon durable.
  • Mettre en pratique un plan à court moyen et long terme pour que l’humanité puisse atteindre ce mode de vie durable.

Les résultats de ces efforts seront le monde nouveau et meilleur dont tout le monde rêve secrètement…ou ouvertement.

Comme je l’ai déjà mentionné, vous êtes invités à me faire part de vos commentaires et opinions. Si vous connaissez des personnes qui seraient par cet article et les autres de cette série sur les bases de l’environnement (ou même mes autres articles), n’hésitez pas à partager.

(1) http://www.thefreedictionary.com/Productivity+growth

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